La mouvance identitaire manifeste à Paris pour la libération de l’activiste Tommy Robinson

L’arrestation de Tommy Robinson a provoqué un tollé dans les milieux anti-immigration. En France, des manifestants contestent la condamnation de cet activiste identitaire qui affirme qu’il couvrait un procès lié au scandale des viols de Telford.

Plusieurs personnalités de la mouvance identitaire française, dont l’essayiste et théoricien du «grand remplacement» Renaud Camus, ont appelé à manifester le 4 juin dans la capitale française contre l’arrestation du militant britannique Tommy Robinson, cofondateur de l’English Defence League, un mouvement anti-immigration souvent classé à l’extrême droite. Une centaine de protestataires ont répondu présent.

Figure de l’alt-right britannique, correspondant du site canadien TheRebel.media, Tommy Robinson affirme avoir été arrêté le 25 mai au Royaume-Uni alors qu’il couvrait selon ses dires, depuis les marches du tribunal auquel il s’était vu refuser l’accès, le procès du scandale pédophile de Telford impliquant des gangs indo-pakistanais. Une information difficilement vérifiable puisque, conformément à la loi britannique qui interdit aux médias de traiter certaines affaires judiciaires, les juges ont fixé un embargo sur ce dossier.

La mouvance identitaire manifeste à Paris pour la libération de l'activiste Tommy Robinson© RT France
Manifestation pour la libération de Tommy Robinson le 4 juin 2018 à Paris

«Le scandale de Telford en soi est une monstruosité, d’autant plus qu’il dure depuis au moins 20 ans et la police n’a absolument rien fait […] S’ajoute à ça aujourd’hui le scandale de la façon dont est traité Tommy Robinson», a estimé Renaud Camus, interrogé par RT France.

«La détention de Tommy Robinson est le fruit d’une décision du système de bâillonner la liberté d’expression en Grande-Bretagne et, au-delà, de l’Europe entière», a pour sa part jugé Karim Ouchikh, président du micro-parti identitaire Souveraineté, identité et libertés (SIEL).

Jean-Yves Le Gallou, ancien membre du Front national, estime de son côté que les réseaux sociaux ont permis à l’affaire de ne pas être étouffée. «C’est d’ailleurs pour ça qu’on voit très bien qu’il y a une volonté des gouvernements européens de bâillonner les réseaux sociaux», a-t-il jugé. Et d’ajouter : «Il va falloir maintenant se battre pour trouver d’autres moyens pour faire connaître les informations.»


Source :  RT France

Photos : RT France

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