Carcassonne : l’œuvre très contestée de la Cité a été dégradée

Les Monuments nationaux portent plainte contre X
L’oeuvre monumentale célébrant les 20 ans de classement de la Cité de Carcassonne au patrimoine mondial de l’Humanité a été dégradée dans la nuit de lundi à mardi. “Il s’agit manifestement d’un acte de malveillance” a souligné le co-commissaire de l’exposition, Amancio Requena, responsable culturel du Château et des Remparts de la Cité. Dans l’après-midi l’administrateur de la Cité a confirmé avoir porté plainte contre X au nom du centre des Monuments nationaux.

Les Monuments nationaux ont porté plainte suite à la dégradation d’une oeuvre certes décriée par une partie de la population carcassonnaise, mais aussi admirée et très largement partagées par des Audois sous différentes formes sur les réseaux sociaux . Des mesures de sécurité devraient être prises suite à cet acte de malveillance.

L’œuvre intitulée “Cercles concentriques excentriques” est financée par l’Etat (par le Centre des monuments nationaux) et la Région principalement, mais aussi par des partenaires privés et publics. Selon Amancio Requena, responsable culturel du centre des Monuments nationaux, des “appels à l’arrachage” auraient été vu sur internet. Appels qui pourraient servir aux enquêteurs.

L’oeuvre sera très rapidement restaurée. “On ne va pas se laisser gâcher la fête” a répété Amancio Requena, rappelant qu’un voyage de presse international est organisé pour l’inauguration officielle de l’oeuvre le 4 mai prochain, en présence du président des Monuments Nationaux et de la présidente de Région.

Que risque-t-on lorsque l’on se rend coupable de dégradation?

S’il n’en résulte que des dommages légers, la peine maximale pour avoir vandalisé un bien public (tag ou autre dégradation) prévue par le code pénal est la suivante: 3750 € d’amende, et un travail d’intérêt général qui “peut consister en la réparation des dégâts causés sur un équipement public”. Depuis 2008, le Code pénal prévoit -lorsqu’un bien culturel qui est exposé, conservé ou déposé dans un musée de France est dégradé- une peine d’emprisonnement de 7 ans et jusqu’à 100.000 euros d’amende, voire la moitié de la valeur du bien détruit, dégradé ou détérioré.


Source : L’indépendant

Photo : L’Indépendant / Nathalie Amen-Vals

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