Carcassonne : une jeune fille rackettée, tabassée et menacée avec une arme à feu

Les faits ont eu lieu le 27 janvier. Enquête de police en cours.

« On l’a encore vu vendredi dernier, Carcassonne n’est pas une ville aussi tranquille que ça ! Il y a de la violence… » Lundi, c’est une maman exaspérée par cette violence qui est venue nous parler de l’agression dont a été victime sa fille lycéenne qui se préparait à fêter ses 18 ans avec des copines. Le jour des faits, le samedi 27 janvier dernier, c’est aux alentours de 20 h que la victime a été déposée en voiture par sa mère devant le restaurant ‘‘Buffet d’Asie’’, Z.I. de La Bourriette à Carcassonne.

Là, alors qu’elle fumait une cigarette en attendant sa copine, la victime s’est retrouvée face à deux individus qu’elle n’a pas vu venir. Le canon entre les deux yeux L’un des deux, le plus grand, alors sorti une arme à feu de son caleçon avant de la pointer sur le front de la jeune fille. « J’ai senti le canon sur mon front entre les deux yeux », a-t-elle déclaré à l’enquêteur lors de son dépôt de plainte au commissariat. Alors qu’ils tenaient leur proie en respect avec leur arme, les deux suspects lui ont alors demandé de tout lui donner, ainsi que le téléphone portable qu’elle tenait entre les mains. « Ma fille leur a dit non et ils ont commencé à la frapper en lui donnant des coups de crosse à la tête. Ils lui ont aussi donné des coups de poing et de pieds sur les côtes et aux jambes », nous précise la maman de la victime. Après, raconte la victime : « Je ne sais plus trop ce qu’il s’est passé, j’ai perdu connaissance. Ils m’ont arraché mon sac, dans lequel il y avait mon ancien téléphone éteint et sans puce, mes papiers et 40 €… »

Leur larcin de petite zone commis avec une grande lâcheté, les deux agresseurs se sont ensuite enfuis en passant par le trou qu’il y a dans le grillage à proximité du restaurant… Un peu plus tard, la victime a été rejointe par son amie, avec qui elle s’est rendue à la clinique Montréal, très choquée. À l’examen, ont ainsi été constatés un hématome au cuir chevelu, des douleurs et des contusions à la cuisse gauche ainsi qu’à l’épaule gauche. Sans oublier des douleurs au niveau de la main droite, des plaies sur deux doigts et un important impact psychologique nécessitant une consultation psy.

Dans l’attente de résultats ADN Deux mois après les faits, l’enquête de police suit son cours, dans l’attente du résultat des prélèvements biologiques qui ont pu être effectués sur les vêtements de la victime. Un des suspects, reconnu sur photo par la victime, a également été convoqué et entendu sur les faits qu’il ne reconnaît pas. En clair, seul l’ADN pourrait le confondre, si c’est son profil génétique qui ressort… « Ils lui ont gâché ses 18 ans. Ma fille, qui est toujours suivie par un psychologue, a subi un acte grave. Et ça fait deux mois qu’il y a une arme dans la nature. Il n’y a plus de valeur humaine, stop à cette violence ! Il faut que les pouvoirs publics l’entendent. »


Source : L’Indépendant

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