Carcassonne : un élève du lycée Jules Fil passé à tabac par six jeunes, perd connaissance

C’est «un coup de gueule» pour dénoncer les violences en réunion dont a été victime leur fils de 16 ans dans l’enceinte du lycée Jules-Fil, à Carcassonne, qu’un couple de Carcassonnais, souhaitant garder l’anonymat, s’est présenté à notre rédaction hier matin. Non sans avoir déposé plainte au commissariat, vendredi matin.

Ces faits de violence remontent à jeudi après-midi, entre 14 h et 14 h 30, dans les vestiaires du gymnase du lycée Jules-Fil. Ce jour-là, l’adolescent avait cours d’EPS avec toute sa classe de 2nde, quand il s’est plaint de douleurs au ventre. Il en a parlé à son professeur d’EPS, qui l’a autorisé à aller aux toilettes. C’est à son retour dans les vestiaires que les violences ont eu lieu, de façon gratuite. «En ouvrant la porte, raconte l’adolescent, j’ai entendu qu’on citait mon prénom et j’ai vu arriver sur moi une masse humaine qui m’a fait tomber au sol…».

Par terre, la victime témoigne avoir reçu des coups de pied sur le ventre, les côtes et le dos : «Ça a duré quelques secondes et j’ai perdu connaissance». Quand le lycéen s’est réveillé, il s’est retrouvé au milieu du vestiaire, avec tous ses camarades autour qui attendaient sagement le professeur.

«Quand il m’a vu au sol, le professeur m’a demandé ce qu’il s’était passé et je lui ai répondu qu’il n’y avait rien du tout, dans un premier temps… Je me suis assis en ayant très mal un peu partout». Le professeur d’EPS a ensuite fait l’appel, et c’est dans la foulée que la victime l’a pris à part pour lui raconter ce qui s’était passé. La conseillère principale d’éducation (CPE) a ainsi été avisée, tout comme le proviseur et les pompiers, qui ont pris en charge l’adolescent pour le transporter aux urgences du centre hospitalier.

Jeudi après-midi, c’est à 15 h que la mère de l’adolescent a été prévenue que son fils était transporté à l’hôpital : «C’était sans gravité, a priori. Mon fils se plaignait des côtes, mais la radio n’a rien démontré de particulier, ni même le scanner cérébral… Malgré tout, mon fils continue d’avoir des maux de tête et des vertiges. Il se plaint en permanence et prend des cachets pour calmer la douleur…».

Trois des six agresseurs identifiés

De son côté, le père de la victime est également remonté contre l’établissement scolaire : «Il n’est pas normal que les enfants aillent à l’école pour se faire mal entre eux. C’est de la méchanceté gratuite ! Aussi, ce qui me rend malade, c’est que nous n’avons eu aucun appel du responsable du lycée pour avoir des nouvelles de notre fils…». Et le père de l’adolescent de poursuivre : «Nous savons que trois des six agresseurs se sont dénoncés sous la pression du surveillant, mais il en reste qui se cachent. Pour l’instant, et tant que l’affaire ne sera pas réglée, mon fils ne retournera pas à l’école !».

Au niveau de l’enquête de police qui suit son cours, il reste à entendre les mis en cause dans le cadre de la plainte contre «X» déposée par la mère de l’adolescent. À suivre…


Source : La Dépêche

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