Lézignan : une kinésithérapeute violemment agressée dans son cabinet par une habitante du camp “Escouto can Plaou”

Une praticienne a été violemment molestée avenue de l’Égalité, vendredi après-midi.

Des patients qui manquent de respect, les kinésithérapeutes Philippe Azaïs et sa compagne, installés au 43 avenue de l’Égalité, en ont déjà connus. Mais ils n’auraient jamais imaginé un tel déferlement de violence. Vendredi, vers 16 h 30, une praticienne a été agressée au sein du cabinet. Elle a écopé de 10 jours d’incapacité totale de travail. Le choc psychologique est tel qu’elle pense à renoncer à exercer son activité à Lézignan. D’autant que son cabinet se situe non loin du quartier d’Escouto can Plaou où réside son agresseur.

  • Cocards, ecchymoses, cheveux arrachés…

« Quelques jours auparavant, une patiente s’est présentée avec une jeune personne qui semblait être sa belle-fille pour des soins de kiné respiratoire sur un nourrisson. Les papiers et la couverture sociale n’étant pas en règle, mon épouse a demandé de revenir avec la carte vitale mise à jour. Au rendez-vous suivant, la personne est revenue avec les papiers d’un autre enfant. Mon épouse a donc refusé de dispenser des soins au nourrisson. La personne est alors passée derrière le comptoir et a passé mon épouse à tabac », explique Philippe Azaïs.

S’en est suivie une volée de coups : « Mon épouse a le visage blessé, des cocards aux yeux, des cheveux arrachés, des bleus partout… elle est très choquée psychologiquement ». Une patiente qui suivait des soins en cabine au moment de l’agression a prévenu les gendarmes avec son téléphone portable. « Entre-temps, la patiente a dû en avoir assez de frapper, elle a décidé de partir. Mon épouse s’est alors enfermée à clef dans le cabinet. Mais la personne avait laissé tomber ses clefs de voiture à l’intérieur. Elle s’est donc retrouvée bloquée dehors et a commencé à taper sur les vitres du cabinet. Les pompiers et les gendarmes sont intervenus et la personne a été placée en garde à vue », reprend Philippe Azaïs.

  • « Elle ne veut plus travailler dans ce cabinet »

C’est la 1re fois que des faits de violence se déroulent au sein du cabinet de kinésithérapie. La gendarmerie a enregistré une plainte et confirme qu’une information judiciaire est en cours. « Néanmoins, mon épouse veut cesser son activité. Elle ne veut pas aller travailler la peur au ventre dans ce cabinet et pense à changer de lieu d’exercice ». Quant à Philippe Azaïs, « je suis natif de Lézignan, je ne partirai pas dans l’immédiat… mais mon épouse c’est certain, elle, s’en va ».


Note de la rédaction : cela fait suite à la violente agression qu’avait subi un médecin de Limoux l’année dernière.


Source : L’indépendant

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