Aude : 3 hommes suspectés d’être membres d’un réseau important de trafic de drogue

Suspectés de trafic de stupéfiants entre Aude, Ariège et Haute-Garonne

L’épais dossier posé sur le bureau de la présidente du tribunal correctionnel n’aura été évoqué que laconiquement, hier lundi, alors que trois hommes suspectés d’être impliqués dans un trafic de stupéfiants entre les départements de l’Aude, de l’Ariège et de la Haute-Garonne ont demandé le renvoi de l’affaire pour préparer leur défense.

Un renvoi de droit qui a donc été prononcé à l’issue de l’audience, fixant la date de leur procès au 27 novembre prochain.

Usage, transport et détention d’herbe

Alors que deux d’entre eux étaient en détention provisoire suite à leur interpellation et leur placement en garde à vue, lundi dernier (le troisième homme ayant été placé sous contrôle judiciaire), l’audience a donc eu pour but de préciser la personnalité de chacun des prévenus et de décider de leur sort dans l’attente du procès.

A la barre, trois hommes âgés de 28 à 25 ans, et présentés hier lundi par la procureure de la République, Florence Galtier, comme les membres présumés d’un «réseau important de trafic de stupéfiants» et qui occuperait «peu ou prou une dizaine de personnes». De quoi demander le maintien en détention des deux prévenus écroués à la maison d’arrêt de Carcassonne depuis leur présentation, la semaine dernière, devant le juge des libertés et de la détention. Des réquisitions motivées notamment par «le risque d’influence ou de pressions sur les témoins et le dépérissement des preuves» selon la représentante du ministère public. Deux hommes dont l’un fut présenté comme «la nourrice», 2,1 kg d’herbe ayant été retrouvés à son domicile ariégeois, le second -également retrouvé en possession de 48,5 g d’héroïne, étant pour sa part poursuivi transport, acquisition et usage en récidive.

Faits pour lesquels les deux hommes encourent «jusqu’à 10 ans d’emprisonnement», dans un dossier qui repose semble-t-il sur de nombreuses écoutes téléphoniques, réalisées suite à la dénonciation de l’un des prévenus par sa compagne.

En défense, Me Hichem Laredj a quant à lui annoncé un dossier en forme de «montagne qui accouche d’une souris» si le trafic était avéré, arguant que son client «ne s’est pas enrichi personnellement». Dans l’attente de juger le fond de l’affaire, seul l’un des prévenus a été maintenu en détention, les deux autres étant placés sous contrôle judiciaire.


Source : L’Indépendant

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