Évolution de la délinquance dans l’Aude pour les 9 premiers mois

  • Atteintes volontaires à l’intégrité physique : +3%
  • Trafic de stupéfiant : +32,49%
  • Port et détention d’arme : +18,07%
  • Cambriolages : -3,15%
  • Escroqueries : -16%

Sécurité. Le préfet Alain Thirion a livré les chiffres pour les neuf premiers mois de l’année 2017.

Si notre beau département de l’Aude est bien loin d’être si rose que ça en matière de délinquance, les chiffres livrés hier par la préfecture de l’Aude, pour les neuf premiers mois de cette année 2017, sont plutôt encourageants. «La situation évolue favorablement au regard des années précédentes», a indiqué le préfet Alain Thirion.

Depuis le début de l’année, pour commencer par les choses qui fâchent, c’est une hausse de près de 3 % des atteintes volontaires à l’intégrité physique qui a été enregistrée, avec soit soixante faits de plus par rapport à l’an passé. Une tendance départementale globale où l’on note, malgré tout, une diminution sensible des faits en zone urbaine (- 8,07%), mais une augmentation (+17,23%) en zone rurale.

Pour autant, c’est «le travail commun et fructueux de l’ensemble des services de sécurité du département» (police, gendarmerie, douanes, police aux frontières NDLR) que le préfet Thirion a loué hier matin en soulignant la hausse de 9,97% des infractions relevées par l’activité des services (IRAS). À noter, tout de même, une augmentation de 32,49% sur le trafic de stupéfiants avec dix-huit faits de plus qu’en 2016, ainsi qu’une hausse de 18,07% pour les ports et la détention d’arme.

Sur le volet des atteintes aux biens et des cambriolages, c’est une baisse de 3,15%, zones urbaines et rurales comprises, qui ressort des chiffres livrés par la préfecture audoise, «avec une baisse des cambriolages des résidences principales d’un peu plus de 10%». Une baisse également relevée pour les escroqueries (-16 %).

Présente à la conférence de presse qui s’est tenue dans le bureau du préfet hier, la procureure de Carcassonne Florence Galtier, qui représentait aussi le procureur de Narbonne David Charmatz, a insisté sur le lien entre l’action judiciaire et publique, «grâce à des services investis dans les secteurs qui sont les leurs». Et la magistrate, qui se présente comme partisane d’une réponse pénale rapide de poursuivre: «A l’avenir, je souhaite pouvoir mettre en place un nombre de mesures pour développer les alternatives aux poursuites. Avec mon homologue de Narbonne, nous souhaitons également mettre en œuvre une politique commune en matière d’infractions routières…»

Le mot de la fin est revenu au préfet Alain Thirion, qui aspire à des taux d’élucidation en hausse: «Il faut aussi continuer les efforts en matière de sécurité routière et améliorer ceux fournis pour lutter contre les atteintes aux biens…»


Source : L’indépendant

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