Mireille Robert dénonce l’attitude des socialistes qui ne “cessent de se réunir entre eux depuis des décennies”

Y a-t-il du brouillage sur la ligne entre la députée et certains élus locaux ? Le détonateur, pour la parlementaire de la troisième circonscription, fut les huées de la foule après le discours du conseiller général Francis Savy, qui a oublié de l’excuser dans les règles, le jour de la manifestation à Quillan pour le maintien du Smur. «Ce n’était que le signe visible de tensions politiques à mon encontre. Je suis élue pour cinq ans et nous avons cette chance incroyable sur ce territoire. D’avoir l’oreille du gouvernement et des ministres concernés sur tous les problèmes que nous rencontrons ici. Problèmes, je le rappelle, qui ne datent pas d’hier, ou du jour de mon élection. Je ne peux pas régler en deux mois ceux que certains élus n’ont pas été capables de gérer depuis vingt ans. Je ne peux pas à la fois être à Paris pour plaider le dossier des ordures pour la communauté de communes Pyrénées audoises et sur une manifestation», soutient, dans un sourire tranquille, Mireille Robert, devenue en deux mois nettement plus mordante. Elle reprend dans l’ordre les sujets les plus sensibles de la haute vallée. Pour le Smur, après avoir consulté tous les intervenants dans le domaine, elle va faire des propositions concrètes aux habitants, avant de les porter à l’Assemblée si c’est utile.

La permanence de soins

«La permanence de soins est un problème récurrent dans toute la circonscription. Plusieurs pistes sont à l’étude : il faut désengorger l’hôpital de Carcassonne pour avoir plus de souplesse dans les autres Smur du territoire. Il faut établir un partenariat avec la faculté de médecine de Toulouse, plus proche que celle de Montpellier, pour trouver des médecins capables de venir faire leur internat chez nous, dans toutes les spécialités. Envisager un service civique des médecins ? Il faut voir également s’il n’est pas possible de former des infirmiers aux urgences ou aux premiers soins, localement ? Pour ce qui est de l’épineux dossier des ordures qui pèse sur les Pyrénées audoises depuis 2014, j’ai moi-même porté le dossier à Gérard Darmanin, ministre des Comptes publics. Bercy a déjà fait une proposition de règlement à l’amiable exceptionnelle à l’intercommunalité pour sortir de l’impasse. Voilà le travail concret d’un député réactif», affirme la députée qui visiblement a vite appris des aléas de la politique et de toutes ses contradictions. «L’obstruction stérile, très peu pour moi, ce qui m’intéresse, c’est un travail collectif pour servir la population et faire avancer les dossiers. Je n’ai pas d’enveloppe à distribuer pour conforter un clientélisme. Je sais, c’est une révolution dans les pratiques».

Autre dossier sensible, la fermeture de la perception à Couiza. «Je vais faire des propositions de permanences locales».

Refus de coopérer

La députée enfonce le clou : «Ces sujets ont fait l’objet d’une énième réunion des conseillers départementaux, présidents des communautés de communes du Limouxin et Pyrénées audoises, maire de Couiza, le 4 septembre, mais je n’y étais pas conviée. Je pose la question. Qu’ont fait et que font ces élus qui ne cessent de se réunir entre eux depuis des décennies ?».

La permanence de la députée sera ouverte fin septembre, après les travaux en cours, rue de Saint-Martin à Limoux.


Source : L’Indépendant

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